02 mars 2007
Benoit en prépa ECS
Les prépas, ce n'est pas du gâteau ; ça tout le monde s'en doute , mais plutôt une espèce de parcours du combattant destiné à faire le tri et à prouver que vous êtes capables de travailler 18 heures sur 24. En tout cas, ça n'est pas la seule façon de réussir et d'intégrer la plus part des écoles ... et heureusement. Voici donc le témoignage de Benoit qui j'en suis sûr trouvera sa voie et que je remercie pour son franc-parler.
Voili Voilou, je suis actuellement étudiant en prépa ECS (Prépa HEC voie scientifique). Pour être franc, je n'aime pas du tout ce que je fais. Je me sens très mal à l'aise et suis déjà dans l'optique d'une réorientation... Mais je tiens à rassurer les prétendants aux écoles de commerces... je ne suis pas une généralité.
Il faut d'abord savoir qu'aller en prépa n'est pas (comme on l'entends souvent dire) réservé aux meilleurs des meilleurs. Jusqu'aux 2/3 du classement, c'est possible. (pas non plus à Henri IV !! )
Ensuite dans le cas d'une prépa commerciale voie Scientifique (pour bac S). Sur nos 36 heures de cours. Il faut en compter 10 de maths (avec khôles). On fait plus de maths en prépa commerciale qu'en MP. 6hrs d'histoire économique [ =S ] , 6 heures de Culture Gé [mélange de Philosophie et de Français] [ =D ] et 8 heures de langues. Il faut compter 2 khôls par semaine, kesako ? Une khôl ou colle… est une interro orale sur le cours de la semaine précédente, des R.O.C impossibles qui tiennent 2 pages à savoir par cœur, des exos a résoudre en live pour les maths, des textes à analyser en langues, des dissertations à pondre en 20min en Histoire, et un sujet pseudo-philosophique à préparer en 20min en culture G « La fourchette » « Science et Hasard » …. Rajoutez 4 heures de DS le samedi matin, (1 DS de maths une semaine sur 2) , et vous êtes au paradis.
Si, comme moi l'année dernière, vous n'étiez pas fan de maths, si vous pensiez intégrer un IEP, si vous aimiez les maths en vous disant qu’ils servent à qqch (Physique…) , passez votre chemin! Ici c'est le royaume des maths complexifiées... Sans aucun but… (le concours c’est tout … après vous n’en entendrez plus jamais parler.. ) Réussir en maths, c'est réussir son trimestre. (les coefficients sont en faveur des maths). Et pour les petits malins (comme moi) qui en Term avaient toutes leurs formules dans leurs calculatrices…. Cette année … La calculatrice est prohibée ! Donc … Apprenez toutes vos dérivées, formules, théorèmes, primitives…
Loin de moi l’idée de vous dissuader de venir, mais si vous voulez obtenir le Saint Graal (sous entendez « intégrer une parisienne: HEC, ESSEC, EM Lyon, ESCP-EAP ou EDHEC » ) Vous devez impérativement passer par cette voie.
Vous (enfin vos parents) devez(/doivent) également savoir que, une fois entré dans une école de commerce, il faudra débourser les modestes sommes de 5000 à 9000 euros par an pour avoir enfin le privilège de recevoir une formation pour devenir un pro de la finance étrangère, un chef d’entreprise, un homme d’affaire international, un trader, ….
17 janvier 2007
Prépa au Lycée Montaigne
Je vous propose deux témoignages envoyés par deux de mes anciens élèves ( deux frères qui ont eu le bac S avec un ou deux ans d'avance ! ) et admis en prépa au Lycée Montaigne de Bordeaux ; l'un est actuellement en SUP et l'autre en SPE . Il est évident que ceci est à prendre avec délicatesse car ils ont tous les deux un très bon niveau et de très bonnes capacités à l'effort , ainsi qu'un moral d'acier ... ( les bons élèves ont facheuse tendance à trouver que tout est facile ... ). C'est donc en connaissance de cause que je vous propose de lire leurs temoignages très interessants sur l'ambiance de travail dans leur etablissement ( et que je connais bien pour y avoir travaillé ... )
Hugo en SPE :
Concernant le Lycée Montaigne : le lycée est très pittoresque, un vieux bâtiment d’époque idéalement situé en plein milieu de Bordeaux, on se retrouve à quelques minutes seulement de tous les endroits stratégiques de la ville (tram, gare, rue Sainte Catherine) à part peut être le stade Chaban-Delmas…
Les élèves trouvent les profs assez sympathiques, sauf quand ils rendent les devoirs, mais là c’est une autre histoire... Enormément de travail, le rythme est très soutenu, rien à voir avec la terminale. En fait on n’a pas trop le choix, facilités ou pas, faut bosser. Je dirais même que la réussite en prépa est inversement proportionnelle aux facilités de chacun ou presque, ceux qui réussissent le mieux sont en général ceux qui bossent le plus et pas forcément les plus doués, qui n’ont jamais appris à faire beaucoup d’efforts. Le programme n’est pas très difficile, c’est surtout le rythme d’avancement qui est très rapide, et donc le volume de connaissances à avaler en peu de temps qui est très lourd. Le programme de Maths sup/spe comporte 16 heures de maths, 10 heures de physique, deux de français/philo, LV1, et SI (sciences de l’ingénieur) par semaine. Ca fait beaucoup mais on s’y habitue. Faut donc bosser régulièrement c'est-à-dire tous les jours, ou plutôt tous les soirs car les journées sont bien chargées. Sinon, une très bonne ambiance entre nous. L’ambiance est studieuse en cours, plutôt bon enfant à l’internat. L’internat est un modèle d’architecture du genre : imaginez plutôt quatre blocs de béton dans lesquels on aurait taillé des chambres… Non, en fait le cadre de vie est agréable, le tout a été rénové ou est en train de l’être, l’internat a été refait, la cantine aussi, maintenant la salle informatique notamment, pas facile d’avoir accès a un ordi pour le moment. On a aussi libre accès au gymnase le midi ou dans la soirée pour se défouler un peu, les profs de sport ont organisé cette année des tournois (volley, foot…) entre prépas. Super ambiance.
Hugo B.
Ilann en SUP :
Alors quand à la prépa, pour le moment tout se passe bien. Comme Hugo je suis à Montaigne, mais moi en PCSI. Quelques difficultés au début de l’année en maths et en physique avec un départ pas très prestigieux, mais maintenant que le rythme est trouvé, et une fois une bonne organisation acquise, ça va beaucoup mieux.
Sur le plan général, la vie se déroule doucement, l’internat est super convivial, il y a une super ambiance, avec dernièrement la boom agro qui a réuni près de 400 élèves des prépas de Montaigne. Les "premières années" partagent une chambre à deux, les secondes années ont une chambre individuelle pour la plupart. Très bonne entente et entraide entre nous, et du coté des profs, ça ressemble à quelque chose qui se diviserait en deux catégories, les partisans de la carotte et ceux du bâton. En gros, on nous soutient beaucoup, mais du travail est attendu en retour, sinon on se fait jeter. Il est vrai que la différence avec la terminale sur le plan du volume de travail se fait rudement ressentir au début, mais une fois dans le bain, tout se passe bien. Le lycée est super bien situé en plein centre ville, à deux pas des rues piétonnes, ce qui est bien sympa pour les repas de classes organisés à la veille de chaque vacances.
Ilann B.
02 décembre 2006
Témoignage
Benoît, un ancien du LFS , propose de nous présenter l'ICAM son école avec ... tous ses bons côtés ... Rappelons que l'ICAM a été classée 13 ième par "Le Point" en 2005 .
L'ICAM (Institut Catholique des Arts et Métiers) est une école d'ingénieur en 5 ans. Il y a d’abord deux ans de prépa intégrée, qui suit le programme PTSI (Physique Technologie Sciences de l’Ingénieur) puis PT (Physique Technologie), puis un cycle école en 3 ans. C'est une école d'ingénieurs généraliste, c'est à dire avec aucune spécialisation.
Les années de SUP et de SPE, sont les années de prépa, mais ce n’est pas pour autant qu'on ne fait pas des choses intéressantes...
Les matières principales sont la SI (Sciences de l’Ingénieur), les maths, et la physique. En SI, on fait beaucoup de TP tout au long de notre formation, et on travaille sur des machines dès la 1e année.
Le cycle école est sur 3 ans avec divers projets chaque année.
Les élèves de ICAM 1 (première année du cycle école) sont responsables de la préparation de la NUIT ICAM, plus grosse soirée étudiante au nord de Paris, environ 4,500 personnes sont accueillies dans les locaux de l’école pour la soirée!
Entre la première année et la deuxième année (entre ICAM 1 et ICAM 2), l'école offre 4 mois à ses étudiants pour réaliser un projet personnel. Ce temps porte le nom de Experiment. Pendant son experiment, l’élève va pouvoir se découvrir, voir le monde, et connaître ses limites. La plupart des étudiants partent pour des oeuvres humanitaires, mais beaucoup partent aussi réaliser des projets divers, comme faire le tour de la Nouvelle-Zélande à vélo, ou traverser l'Europe en roller...
En ICAM 2 les étudiants ont la possibilité de partir en ERASMUS, programme d'échange d'étudiants avec différentes Universités d'Europe.
En ICAM 3 c'est l'année du stage Ingénieur et du mémoire.
La dose de travail n'est pas accablante comme dans certaines prépas classiques, on a le temps de faire la fête et de profiter de sa vie étudiante!! L'école possède sont propre bar, géré entièrement par les étudiants, ce qui facilite l’entente inter-promo.
Les promotions à l'ICAM sont de 100 personnes, et l'ambiance est vraiment géniale!!
En gros, l’ICAM c’est une école avec un max d'ambiance et une formation complète qui mène vers un bon diplôme d'ingénieur à la fin !
Benoît Rançon
25 novembre 2006
INP
Les Instituts Nationaux Polytechniques de Grenoble Lorraine et Toulouse , regroupent plusieurs écoles publiques d'ingénieurs ( 19 au total ) . Leur mission est plus orientée vers l'enseignement et la recherche scientifique en partenariat avec les grands organismes de recherche (CNRS, CEA, INSERM, INRA,...)
Possibilité de rentrer en CPP ( cycle préparatoire polytechnique ) dès obtention du bac . Les candidats sont sélectionnés sur dossier scolaire, entretien individuel et éventuellement les résultats du baccalauréat. A l'issue de la CPP , intégration de l'une des 19 écoles d'ingénieurs des INP ou même , l"ENSICA ou l'ENAC ...
ENAC
L'ENAC propose deux concours niveau bac : TSEEAC ( technicien supérieur des études et de l'exploitation de l'Aviation Civile ) et AE ( agent d'exploitation ) . Inscription du 4 décembre au 15 janvier pour ceux qui sont motivés .
24 novembre 2006
classement Le Point 2005
Voici une étude menée par "Le Point" pour l'année 2005 sur les écoles d'ingénieurs :
classement 2005 .
ENI
L'ENI regroupe les écoles nationales d'ingénieurs de Brest , Saint-Etienne , Metz , Val de Loire et Tarbes . Les compétences de ces écoles portent sur : le génie mécanique , automatisme robotique , matériaux , productique , génie civil , électronique et informatique industrielle .
Pour l'admission , il faut passer le concours national des ENI commun aux 5 écoles .
23 novembre 2006
Polytech
Après le bac , vous avez aussi la possibilité d'intégrer le réseau Polytech d'écoles d'ingénieurs polytechniques des universités ; le réseau est composé de 9 établissements universitaires qui recrutent donc après le bac : admission sur dossier et entretien ou par le concours GEIPI .
A ne pas confondre avec L'École polytechnique ( école d'ingénieurs sous tutelle du Ministère de la Défense ) ou avec les Instituts Nationaux Polytechniques .
INSA
Inutile de présenter l'INSA , a priori la sélection est rude , un très bon dossier est nécessaire pour pouvoir intégrer l'École !
22 novembre 2006
ICAM
L'ICAM - Institut Catholique d'Arts et Métiers - vous propose une formation d'ingénieur généraliste, de type Arts et Métiers, en 5 ans après le baccalauréat, sur trois sites : Lille, Nantes et Toulouse.Inscription par GEPB.



